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Jameson Lopp dépasse les 700 agressions crypto recensées, la France reste premier pays avec 86 cas

La mise à jour du tracker Bitcoin Wrench Attack de Jameson Lopp porte le total à plus de 700 cas depuis 2014. La France compte 86 cas cumulés, dont 49 pour la seule année 2026.

par 4 min de lecture

Le tracker « Bitcoin Wrench Attack » maintenu par Jameson Lopp (co-fondateur et directeur sécurité de Casa) a été mis à jour et dépasse désormais 700 cas enregistrés depuis 2014, dont 125 nouvelles entrées ajoutées depuis janvier 2026. La France reste le pays le plus touché, avec 86 agressions cumulées et 49 pour la seule année en cours — soit environ 40 % du total mondial 2026, d'après Cryptoast relayant le post de Lopp sur X.

Les chiffres de la mise à jour

Classement cumulé 2014–2026 publié par Lopp :

PaysCas cumulés
France86
États-Unis77
Taïwan56
Brésil36

Le Brésil passe de 12 à 36 cas après la mise à jour, soit triplement du compteur. La mise à jour double approximativement le total mondial selon Lopp.

Classement 2026 (année en cours uniquement) :

PaysCas 2026
France49
Inde8
États-Unis7

Rapporté au total 2026 que Lopp estime à ~125 cas, la France pèse donc ~40 % des agressions physiques crypto cette année.

Méthodologie et limites

Le tracker Lopp :

  • Agrège des cas rapportés publiquement (presse, forces de l'ordre, victimes publiant leur témoignage).
  • Ne comptabilise pas les cas non rapportés — les victimes ne portent pas toutes plainte, surtout pour les montants modérés.
  • Reste une collection ouverte maintenue à titre individuel. Lopp n'est pas une institution publique ; CertiK, le PNACO (parquet français) et le ministère de l'Intérieur maintiennent leurs propres compteurs, qui ne convergent pas.

Pour mémoire, les deux séries françaises concurrentes :

La donnée Lopp (49 cas 2026) est plus prudente que les séries françaises officielles ; sa définition d'agression crypto est également différente (il privilégie les cas documentés à l'international).

La citation Lopp

Du post X référencé par Cryptoast :

« La France est le canari dans la mine : elle montre comment une réglementation financière crée un appareil de surveillance qui nuit directement aux détenteurs de bitcoin. »

L'argument de Lopp — porté publiquement depuis le printemps 2026 — relie la visibilité des détenteurs (via le fichier FICOBA, la DAC8, les obligations déclaratives Sapin II) à la mise en danger physique. L'argument reste contesté : la fuite ADAN / FICOBA de septembre a montré qu'un fichier administratif pouvait fuiter, mais la causalité avec les agressions reste statistique, pas démontrée.

À surveiller

  1. Convergence des compteurs : rapprochement entre les 49 cas Lopp 2026 et les 135 faits PNACO sur la même fenêtre temporelle. L'écart (facteur 2,7×) tient probablement à la définition de l'« agression crypto ».
  2. Montants médians : Lopp ne publie pas de montant moyen agrégé. Le PNACO parle de ciblage de wallets > 100 k€ d'après l'amendement I-3898 du PLF 2027.
  3. Deuxième semestre 2026 : la vague d'arrestations (33 interpellations par le PNACO en octobre) devrait faire baisser la cadence de nouveaux cas sur Q4 2026 — ou pas. L'inertie des réseaux impliqués reste la variable.
  4. Autres juridictions : Taïwan (56 cas cumulés) et le Brésil (36) sont les deux pays où la tendance s'accélère. Pas de données publiques sur les causes structurelles locales.

Contexte

La courbe française 2026 ne s'explique pas par le volume de détenteurs crypto — la France n'est pas le pays avec le plus de particuliers détenteurs, selon les enquêtes ADAN et Chainalysis Geography of Crypto 2026. Le facteur distinctif reste la concentration géographique des cibles connues et la visibilité réglementaire du patrimoine crypto. L'enjeu des douze prochains mois : savoir si la baisse espérée post-arrestations se confirme, ou si le pattern se recompose sur de nouvelles cibles.

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