Starknet : 93,5% des votes STRK ouvrent la recherche sur un L1 post-quantique
Un vote Snapshot de sept jours s'achève avec 93,5% du pouvoir de vote STRK en faveur de la recherche sur un passage de Starknet d'un rollup Ethereum à un Layer 1 indépendant et post-quantique.
Le vote Snapshot des détenteurs de STRK s'est clos ce jeudi avec 93,5% du pouvoir de vote en faveur de l'ouverture d'une recherche sur un passage de Starknet d'un rollup Ethereum à un Layer 1 indépendant et post-quantique. La proposition est consultable sur governance.starknet.io. Journal du Coin et The Block rapportent le résultat.
Le scrutin a été ouvert le 15 octobre 2026 pour une durée de sept jours. StarkWare n'a pas voté, laissant la décision aux détenteurs.
Ce que le vote autorise
La proposition est volontairement bornée. Elle finance un mandat de recherche, pas une transition.
- La sortie du mandat est un document de recherche que StarkWare vise pour novembre 2026.
- Toute bascule effective de L2 Ethereum à L1 indépendant nécessitera un second vote, sur les recommandations du whitepaper.
- Le STRK reste le token natif quelle que soit la voie retenue, selon la Starknet Foundation.
- Les ponts Ethereum ↔ Starknet restent ouverts dans tous les scénarios.
- Aucune date de transition n'est fixée. Le PDG de StarkWare Eli Ben-Sasson a publiquement visé 2027 pour un Starknet quantique-safe.
Pourquoi le post-quantique porte la question
Ben-Sasson a soulevé publiquement l'idée d'un L1 sur X le 8 octobre 2026, en la cadrant comme un sujet de sécurité quantique, pas comme un départ d'Ethereum. La mécanique :
- La couche compte de Starknet peut adopter des schémas de signature post-quantiques (hash-based, lattice-based) sans changement de protocole — chaque compte choisit son vérificateur de signature.
- Mais le pont et la disponibilité des données de Starknet héritent d'Ethereum. Ethereum mainnet ne peut pas être rendu quantique-safe à l'échéance de Starknet : cela dépend d'EIPs qui ne sont pas encore spécifiés au niveau nécessaire.
- La voie L1 permettrait à Starknet de rompre cet héritage et de livrer une sécurité post-quantique de bout en bout à son propre calendrier.
Le contre-argument, à instruire par le whitepaper : un L1 complet est-il nécessaire, ou une évolution plus légère (couche de disponibilité post-quantique, schéma de validity-proof avec engagement quantique-safe) suffit-elle ?
Les chiffres
- Fenêtre de vote : 15 – 22 octobre 2026 (7 jours).
- Pour : 93,5% du pouvoir de vote STRK.
- Position de StarkWare : abstention.
- Livrable : whitepaper de recherche, cible novembre 2026.
- Cible publique de sécurité quantique : 2027.
- ID Snapshot :
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Que surveiller
- Le whitepaper de novembre. C'est là que la recommandation technique devient falsifiable. Options sur la table : transition L1 complète, bascule DA uniquement, mise à niveau zk-STARK post-quantique avec DA Ethereum intacte.
- L'économie validateurs/séquenceurs. Un L1 indépendant signifie que Starknet opère sa propre couche de consensus. Qui stake, quelles sont les conditions de slashing, comment la MEV est captée : trois questions que le whitepaper doit trancher.
- Le calendrier post-quantique d'Ethereum. Si un EIP d'abstraction de compte post-quantique est intégré dans un fork successeur de Pectra avant 2027, une partie de la justification de Starknet tombe. Les équipes client Ethereum n'ont pas communiqué de calendrier.
Contexte
Starknet est le premier rollup Ethereum majeur à faire voter — même pour de la recherche — une sortie potentielle on-chain. La dynamique rejoint la logique de consolidation lue cette année sur les gouvernances L2 : la sécurité quantique s'installe comme axe de design à côté de la décentralisation et du coût.
Ce que le vote ne décide pas : aucune migration de contrat, aucune redistribution de token, aucune fermeture de pont. Toutes ces décisions sont reportées à une proposition ultérieure.