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Royaume-Uni : un dealer de cannabis payé en bitcoin écope de quatre ans, Rolex et BTC saisis

Benjamin Dack, 28 ans, écope de quatre ans à la Crown Court de York. Près de 14 000 euros saisis : bitcoin, 7 580 £ en cash et Rolex. Audience de confiscation en mars 2027.

par 5 min de lecture

Benjamin Dack, 28 ans, sans domicile fixe, a été condamné le vendredi 23 octobre 2026 par la Crown Court de York à quatre ans de prison pour un trafic de cannabis réglé en bitcoin et autres cryptomonnaies. Le juge a prononcé la saisie des cryptos, du cash et des Rolex retrouvés en sa possession pour un total approchant 14 000 euros. La couverture provient de Journal du Coin ; la source primaire britannique est l'article BBC News cité par Journal du Coin pour les éléments de preuve téléphonique.

Ce qui s'est passé

Dack a plaidé coupable de trois chefs : possession de cannabis avec intention de vendre, possession de biens d'origine criminelle et participation à la fourniture de drogues. Un chef distinct d'agression sur un agent du service d'urgence, daté du 22 avril 2026, reste au dossier et n'a pas été jugé lors de cette audience.

L'investigation remonte à 2023, avec une première interpellation la même année ; le trafic s'est poursuivi malgré cette arrestation initiale. Les enquêteurs cités par Journal du Coin sont Alfie Thomlinson (enquêteur) et Amy Monkman (enquêtrice financière), tous deux de la police du Yorkshire du Nord. L'activité commerciale de Dack couvrait la région de Scarborough et ses environs.

Lors de son interpellation, les enquêteurs ont saisi :

  • Cash : 7 580 £ (environ 8 700 euros au taux de l'époque).
  • Bitcoin : une position évaluée à moins de 5 000 euros au moment de la saisie — Journal du Coin donne la valeur en livres sterling à 4 104 £, l'article étant inconsistant sur l'unité monétaire ou le libellé exact (livres ou BTC) utilisé par le tribunal.
  • Rolex : plusieurs montres, valeur non précisée publiquement.
  • Total agrégé : « près de 14 000 euros », selon le résumé Journal du Coin.

Mécanique — paiement en crypto, chaîne de preuves hors-chaîne

Le dossier illustre une pratique devenue banale dans les affaires de petit à moyen trafic au Royaume-Uni : l'acheteur règle en cryptomonnaies, souvent BTC ou stablecoins, à partir d'un wallet mobile. L'intérêt pour le dealer est double : pas de dépôt bancaire traçable à son nom, et pas de limite physique sur la détention de valeur. L'inconvénient — bien connu depuis les affaires Silk Road — est que la chaîne elle-même reste un journal d'adresses publiques.

Dans cette affaire, la preuve-clé n'est pas blockchain-first mais téléphonique, selon Journal du Coin reprenant BBC News : les messages, carnets d'adresses de wallets et captures d'écran retrouvés dans l'appareil de Dack ont documenté le volume d'affaires et permis d'identifier les wallets de contrepartie. L'analyse on-chain, dans les affaires de ce format, sert plutôt à confirmer les montants et à valoriser la saisie le jour de l'arrestation, puis au jour de la confiscation.

Bloc chiffres

- Condamnation (prison)             : 4 ans
- Date du jugement                  : 2026-10-23
- Juridiction                       : Crown Court de York
- Chefs retenus                     : 3 (plus 1 au dossier, non jugé)
- Cash saisi                        : 7 580 £
- Bitcoin saisi (valeur)            : < 5 000 € (libellé exact flou dans la couverture)
- Rolex saisies                     : plusieurs (valeur non divulguée)
- Total agrégé des saisies          : ~14 000 €
- Audience de confiscation POCA     : mars 2027
- Date de la première interpellation : 2023

Chiffres repris de Journal du Coin et de BBC News (cités par Journal du Coin pour l'élément preuve). Le libellé exact de la saisie en bitcoin (unité de compte et nombre de satoshis) n'apparaît pas dans la couverture publique au moment où nous écrivons.

Impact — confiscation et procédure britannique

L'audience de confiscation sous le Proceeds of Crime Act 2002 est fixée à mars 2027. C'est à cette étape que le tribunal statuera sur :

  • La valeur réalisable des biens saisis — le bitcoin, les Rolex, le cash et tout autre actif reliable à l'activité criminelle.
  • Le montant à payer à l'État, qui peut dépasser la valeur immédiate des saisies si le tribunal retient un bénéfice total supérieur.
  • Le traitement du bitcoin : vente aux enchères par la National Crime Agency (NCA), ou conservation sous séquestre jusqu'à liquidation.

Le point à surveiller pour un analyste on-chain : le jour de la vente, la NCA publie les montants réalisés, ce qui laisse une trace de flux rattachable aux adresses saisies dans le dossier. Les audiences POCA de 2024-2025 ont montré que le tribunal utilise la valeur au jour du jugement, pas au jour de la saisie — point important si le bitcoin varie entre les deux.

À surveiller

  1. La publication du jugement par la Crown Court de York (greffe du Yorkshire du Nord) ou un communiqué du CPS, qui préciseront le libellé exact de la saisie en bitcoin.
  2. L'audience de confiscation de mars 2027 : montant total déterminé, et calendrier de liquidation des cryptos par la NCA.
  3. Un éventuel appel sur l'un des trois chefs, qui prolongerait la mise sous séquestre.

Contexte — Nième dossier UK avec saisie crypto

Le Royaume-Uni est devenu l'une des juridictions les plus actives en matière de saisies crypto en 2025-2026. Deux affaires de référence : la saisie Qian Zhimin / 61 245 BTC confirmée en août par la High Court sous droit chinois (voir notre couverture : UK High Court 61 245 BTC) et les saisies multiples par la NCA sur des dossiers de blanchiment par OTC et mixeurs. Le dossier Dack reste de petite taille mais il illustre le motif récurrent du trafic local réglé en crypto — le bitcoin remplace la coupure de 20 £ sans supprimer la traçabilité une fois le téléphone saisi.

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